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La surveillance après le traitement d’un cancer du colon

Suivi après le traitement

La surveillance qui suit le traitement du cancer du colon a pour but de dépister, le plus précocement possible, les récidives. Cette surveillance repose sur l’examen systématique du patient.
L’échographie abdominale aura pour fonction de détecter d’éventuelles lésions nodulaires métastatiques au niveau du foie. Cet examen doit être fait tous les 3 mois, pendant les 2 premières années, puis tous les 6 mois pendant 3 ans.
Le dosage des marqueurs tumoraux (notamment l’ACE) n’a pas encore prouvé son efficacité pour ce qui est de l’amélioration de la survie des patients.
La coloscopie doit être effectuée 3 ans après le 1er examen. Mais elle doit être réalisée plus tôt (en général 6 mois après) lorsque cet examen n’a pas pu être effectué complètement ou lorsque la préparation a été insuffisante.

Les conséquences du traitement

Lorsque la pose d’un anus artificiel n’est pas nécessaire, les conséquences du traitement d’un cancer du colon restent modérées : il peut s’agir de troubles du transit (notamment de diarrhées) ou, parfois, de douleurs abdominales liées aux brides.
Par ailleurs, le traitement chirurgical des tumeurs rectales expose à des dysfonctionnements urinaires et sexuels. Cependant, l’amélioration récente des techniques chirurgicales permet maintenant de limiter l’incidence de ces troubles.
La confection d’un anus artificiel entraîne des séquelles à la fois cutanées, sociales et psychologiques. Pour cette raison, avant l’intervention, une explication au sujet de la prise en charge des poches accompagnant cet anus est primordiale. Souvent, recourir à l’aide d’une association sera utile.
L’amélioration de ce type de matériel permet désormais au patient porteur d’un anus artificiel de vivre aussi normalement que possible, de s’habiller sans contrainte, de se laver normalement et de s’alimenter sans restriction, ainsi que de faire du sport.

Le cancer colorectal est une affection de longue durée, prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Par conséquent, l’ensemble des soins et examens en rapport avec cette maladie sont remboursés en totalité.