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Les analgésiques vendus sur ordonnance

L’on prescrit les substances suivantes pour soulager la douleur : 

  • morphine et ses dérivés
  • hydromorphone (Dilaudid)
  • mépéridine (Demerol)
  • méthadone
  • oxycodone (dans le Percodan)
  • fentanyl (Duragesic)
  • diamorphine (héroïne)
  • et codéine

Ces médicaments sont connus sous le nom de narcotiques. Ces narcotiques, sauf pour ce qui est des composés à faible teneur en codéine, ne peuvent être achetés qu’avec une ordonnance médicale et certains ne sont disponibles qu’en quantités limitées.

L’usage de narcotiques pour soulager la douleur chez les patients atteints de cancer ne crée pas d’accoutumance. Il n’y a pas d’accoutumance quand ces analgésiques sont pris à des intervalles réguliers et en quantités adaptées aux besoins du patient pour un soulagement continu, c’est-à-dire une quantité suffisante pour contrôler la douleur présente de cette personne. En respectant cette approche, il est possible d’utiliser les narcotiques des années durant sans créer une accoutumance.

Certains médicaments forts peuvent provoquer une certaine somnolence et des étourdissements, surtout durant les premières 72 heures. Rappelez-vous que le cancer et son traitement, ou les médicaments utilisés pour atténuer les effets secondaires comme la nausée, peuvent également causer des symptômes. Si cette sensation de « drogué » persiste, votre médecin peut diminuer le dosage. De façon générale, si ces symptômes apparaissent, il faut éviter de conduire une auto ou d’utiliser de l’équipement potentiellement dangereux.

Vous pourriez porter en permanence une carte d’identité indiquant vos noms, adresse et numéro de téléphone, ainsi que le nom et numéro de téléphone d’un parent ou d’un ami. Il faudrait aussi y inscrire le nom et la posologie de tous les médicaments que vous prenez.

Il se peut, avec le temps, que vous ayez à augmenter la dose parce que la douleur devient plus intense. Votre médecin peut prescrire une plus forte dose du médicament original ou en ajouter un autre. D’autre part, il est très fréquent que la dose soit diminuée à certains moments en cours de traitement.

Le dosage est une affaire très individuelle, car les analgésiques agissent de manière différente sur différentes personnes. Dans votre cas, une petite dose peut suffire, tandis que pour quelqu’un d’autre il faudrait une dose plus importante. Après une période d’essai, la dose peut être augmentée ou diminuée, selon votre réaction au médicament. Votre médecin vous donnera tous les détails concernant les médicaments : quand il faut les prendre et que faire en cas de douleur survenant avant la dose suivante. Informez toujours votre médecin de tout symptôme tel que la somnolence, la constipation, des nausées et aussi de l’efficacité du médicament.

Revenez au plan de base, à savoir la communication de toute information importante concernant votre douleur au médecin ou à l’infirmière. N’oubliez pas de mentionner comment la douleur affecte vos activités normales, telles que le sommeil, le travail, l’appétit, la concentration, votre vie sexuelle et votre habileté à vous déplacer facilement. Votre médecin peut décider de modifier la posologie du médicament prescrit, d’en prescrire un autre ou d’en ajouter un deuxième.