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Thérapies expérimentales et alternatives du cancer de la prostate

Des centaines de thérapies expérimentales et alternatives pour le cancer de la prostate sont à l’étude en Amérique du Nord et dans le monde. Voici des résumés de certaines de ces approches.

Ablation transpérinéale de la prostate par micro-ondes (TAP)

L’ablation transpérinéale de prostate par micro-ondes est une procédure expérimentale, effectuée en clinique externe, à l’essai à l’Université de Toronto. Dans cette technique, l’énergie des micro-ondes est appliquée à la prostate à travers des aiguilles guidées par imagerie ultrason. La prostate est chauffée de manière à éliminer toutes les cellules cancéreuses. Cette procédure a été utilisée chez les patients pour lesquels la radiothérapie a échoué et chez qui le cancer ne s’est pas propagé. Des résultats préliminaires semblent offrir un espoir de guérison et les effets secondaires sont minimes.

Thérapie génique du cancer de la prostate

Le but de la thérapie génique est de modifier la tumeur du patient de manière à éliminer le cancer plus facilement. L’hôpital général de Toronto a utilisé un virus pour transporter un gène dans la prostate avant la prostatectomie radicale chez les patients où la chirurgie ne peut être envisagée (en raison de la propagation d’un petit nombre de cellules cancéreuses à l’extérieur de la prostate). Une seule dose de la combinaison virus/gène est injectée directement dans la prostate quatre semaines avant la chirurgie. Des résultats préliminaires suggèrent que ce traitement incite l’organisme à détruire les cellules cancéreuses qui se sont « échappées » de la prostate.

Cryochirurgie

La cryochirurgie (ou cryothérapie) a recours au froid extrême pour détruire les cellules cancéreuses. Traditionnellement, la cryochirurgie a été utilisée pour traiter les tumeurs externes, comme celles sur la peau, mais les progrès de la technologie permettent aux chercheurs d’étudier sont utilisation pour les tumeurs internes.

Dans les cas de cancer de la prostate, le médecin introduit de minces sondes métalliques de cryochirurgie, à travers la peau du périnée, dans la prostate. L’azote liquide transmis par les sondes forme une boule de glace qui congèle les cellules cancéreuses de la prostate : en fondant, les cellules éclatent. Les premiers résultats de la cryochirurgie sont encourageants, mais les preuves ne sont pas encore suffisantes pour tirer des conclusions sur son efficacité à long terme.

Thérapie nutritionnelle complémentaire

Bon nombre d’études font un lien entre le régime alimentaire et le cancer de la prostate : particulièrement, le fait qu’une alimentation faible en gras contribue à prévenir le cancer de la prostate.

Les tumeurs de la prostate des animaux de laboratoire croissent plus rapidement chez les animaux qui ont un régime alimentaire riche en gras qu’un régime faible en gras.

Les hommes qui ont un régime alimentaire faible en fibre et riche en gras ont un taux plus élevé de cancer de la prostate.

Les aliments riches en gras saturés ont été associés à une augmentation des risques de cancer de la prostate, possiblement parce qu’ils sont métabolisés en testostérone.

Le risque de cancer de la prostate chez les hommes asiatiques vivant en Amérique du Nord est cinq fois plus élevé qu’en Asie; une raison invoquée est le fait que le régime alimentaire en Amérique du Nord est riche en gras.

Plusieurs maladies sont associées aux régimes alimentaires riches en gras, il est donc raisonnable, pour tous, de réduire la consommation de gras. Même s’il s‘avérait qu’il n’y ait pas de lien avec le risque ou le pronostic de cancer de la prostate, ce changement de régime alimentaire pourrait bien réduire les risques d’autres maladies.

Le thé vert

Il a été prouvé que l’incidence du cancer de la prostate est considérablement plus faible dans les pays de l’Asie qu’en Occident. Le régime alimentaire faible en gras des pays d’Asie ou l’importante consommation de produits végétaux dans les populations asiatiques sont souvent des raisons invoquées. Un nombre croissant d’études indiquent que le thé vert, le thé le plus populaire en Chine, au Japon et dans les autre pays d’Asie, a des effets anticancéreux.