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Thérapies localisées de cancer de la prostate

Si votre cancer de la prostate est confiné à la glande, ou localisé (stade I ou II), vous êtes un bon candidat pour un traitement qui offre d’excellentes chances de survie. Trois principales options de traitement sont proposées pour le cancer de la prostate localisé : la surveillance attentive (ou l’observation), la prostatectomie radicale (ablation chirurgicale de la prostate) et la radiothérapie.

La prostatectomie radicale est « l’étalon d’or » du traitement d’un cancer localisé. Chez les patients au stade précoce, la probabilité de guérison atteint 97 %. De plus, les patients qui subissent une prostatectomie radicale vivent habituellement plus longtemps que ceux ayant choisi la radiothérapie ou la surveillance attentive. L’espérance de survie de 15 ans pour les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé est d’environ 80 % après une prostatectomie radicale, de 65 % après une radiothérapie et de 50 à 60 % avec la surveillance attentive.

Surveillance attentive

Les biopsies de la prostate doivent confirmer une tumeur de petit volume (stade I), de grade bas (score de Gleason 5 à 6). Le cancer est alors suivi de façon régulière et attentive pour repérer tout signe de progression. La surveillance comprend trois examens mensuels de dosage de l’APS et un TR, des ultrasonographies transrectales régulières et la reprise des biopsies de la prostate environ un an après le diagnostic initial. De toute évidence, ce programme ne convient pas à tous les hommes; si, à quelque moment de la période d’observation, un patient remet son choix en question, la thérapie conventionnelle sera proposée.

L’avantage principal d’une telle approche est de retarder ou d’éviter un traitement désagréable et ses possibles effets secondaires. Il convient de réfléchir au risque potentiel de manquer l’occasion d’une guérison définitive. Jusqu’à présent, les données canadiennes suggèrent qu’un tel risque est faible et que la plupart des hommes ayant choisi un traitement différé ont très bien répondu au traitement.

Parfois, les hommes atteints d’autres maladies comme d’importants problèmes cardiaques ou pulmonaires, d’autres types de cancer, ou les hommes de 80 ou 90 ans, reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate.

Bien que la thérapie curative soit techniquement possible, dans plusieurs de ces cas il vaut mieux différer le traitement puisque les tentatives de guérison pourraient entraîner des problèmes encore plus importants que le cancer en lui-même. Ces hommes sont soumis à un suivi rigoureux et les problèmes, s’ils surviennent, peuvent être rapidement résolus en temps opportun.

La chirurgie

L’ablation chirurgicale de la prostate, appelée prostatectomie radicale, est une option de traitement offerte aux hommes atteints d’un cancer de la prostate localisé. Au cours de cette intervention, la prostate et les tissus avoisinants sont enlevés ainsi que les vésicules séminales et la portion de l’urètre qui traverse la prostate. Le patient est habituellement sous anesthésie générale (inconscient) ou, moins souvent, sous anesthésie régionale (à partir de la taille). La prostatectomie est une intervention qui dure habituellement de 2 à 4 heures, nécessite un séjour de 2 à 5 jours à l’hôpital et les patients doivent garder un cathéter (un tube pour drainer l’urine) pendant 10 jours à 3 semaines. Les différents types de prostatectomie sont décrits ci-dessous.

La prostatectomie a l’avantage d’être une procédure unique qui, dans la plupart des cas, permet de retirer efficacement le cancer de la prostate localisé au stade précoce. Plusieurs spécialistes croient que la prostatectomie radicale offre les meilleures chances de survie à long terme (de 7 à 10 ans). Toutefois, c’est également le plus agressif des traitements offerts et les risques d’effets secondaires sont beaucoup plus élevés. Les risques et les complications de la prostatectomie radicale sont présentés ci-dessous.

Radiothérapie

La radiothérapie utilise des rayons X à haute intensité, sous forme de faisceau provenant d’une machine (radiothérapie externe) ou émis par des grains radioactifs implantés dans la prostate (brachythérapie), pour supprimer les cellules cancéreuses. Dans les cas de cancer de la prostate localisé, la radiothérapie est une alternative à la chirurgie pour les hommes qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas, subir une prostatectomie.

La radiothérapie externe est aussi utilisée pour traiter les hommes dont le cancer s’est propagé trop largement dans la région pelvienne pour être retiré par chirurgie, mais qui ne présentent pas d’évidence de propagation aux ganglions lymphatiques. En cas de stade avancé, la radiothérapie peut aider à réduire les tumeurs et soulager la douleur.