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L’évolution du cancer

Le cancer, du latin crabe, résulte d’altérations génétiques héréditaires ou liées à l’environnement qui conduisent à la prolifération anarchique d’une cellule anormale. Celle-ci peut se développer aux dépens de n’importe quel organe. L’être humain se compose d’un million de milliards de cellules, différenciées en environ 200 familles, dont les fonctions sont variées et spécifiques, et qui s’organisent et se regroupent pour former des tissus ou organes (poumons, cerveau, cellules sanguines…). Ces cellules se renouvellent en permanence : une partie d’entre elles meurt et est remplacée par de nouvelles cellules (environ 50 à 70 millions chaque jour !).

L’évolution du cancer se résume dans le fait que la cellule maligne, ou cellule cancéreuse, appartient initialement à un tissu dont elle perd certains signes distinctifs (elle n’est plus différenciée). Contrairement aux autres cellules, elle prolifère rapidement, ne répond plus aux lois qui régissent la division cellulaire et devient immortelle. Cette multiplication anormale entraîne, au bout d’un certain temps, la formation d’un amas de cellules : la « tumeur primitive », ou « tumeur primaire ». Au fur et à mesure qu’elle grossit dans un organe, cette tumeur fabrique des vaisseaux sanguins qui lui apporteront les nutriments nécessaires à sa croissance.

À partir d’une cellule maligne et après 20 doublements cellulaires (une cellule en donne 2, puis 2 en donnent 4, puis 8, 16, 32, 64…), on obtient environ un million de cellules tumorales correspondant à un milligramme de tissu… Si la progression de la tumeur n’est pas enrayée, les cellules cancéreuses vont, à un certain point, acquérir la capacité de migrer vers d’autres organes via la circulation sanguine ou lymphatique et, en s’installant dans ces nouveaux organes, elles vont reprendre leur processus de prolifération et ainsi donner naissance à des « tumeurs secondaires » ou «métastases». l‘évolution du cancer varie d’un patient à un autre et d’un type de cancer à un autre.