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Quels sont les mécanismes biologiques du cancer et comment se développe-t-il ?

Le cancer, du latin crabe, résulte d’altérations génétiques héréditaires ou liées à l’environnement qui conduisent à la prolifération anarchique d’une cellule anormale. Celle-ci peut se développer aux dépens de n’importe quel organe. L’être humain se compose d’un million de milliards de cellules, différenciées en environ 200 familles, dont les fonctions sont variées et spécifiques, et qui s’organisent et se regroupent pour former des tissus ou organes (poumons, cerveau, cellules sanguines…).

Le mot cancer est un terme générique désignant une tumeur maligne, mais il existe en fait plus d’une centaine de types de cancers, selon la cellule initiale dont ils sont issus. Leur évolution et leur gravité varient d’un type de cancer à l’autre. Les types de cancer les plus fréquents semblent varier avec l’âge, le sexe, l’ethnie et la situation géographique du malade. Pour un même organe, les cellules cancéreuses sont souvent très différentes selon qu’il s’agit d’un enfant ou d’un adulte.

Quels sont les mécanismes biologiques du cancer et comment se développe-t-il ?

Les mécanismes du cancer

Si l’on commence à peine à connaître le mécanisme qui induit la cancérisation des cellules, on sait en revanche que ces propriétés nouvelles qui font de la cellule cancéreuse un ennemi à ce point redoutable (prolifération infinie, immortalité, capacité à se déplacer, résistance et dominance vis-à-vis des autres cellules) sont toujours liées à des altérations du génome cellulaire. Elles peuvent être soit héréditaires (5 % environ) ou, beaucoup plus souvent, acquises au cours de la vie du fait de facteurs liés à l’environnement (radiation, infection…), à nos modes de vie (tabac, alcool, alimentation, reproduction…) ou à nos hormones. Ces cellules se renouvellent en permanence : une partie d’entre elles meurt et est remplacée par de nouvelles cellules (environ 50 à 70 millions chaque jour).

Tabac, alcool, pollution industrielle, radiations atomiques, exposition excessive aux UV favorisent les mutations ou d’autres formes d’altérations de l’ADN, support de patrimoine génétique à l’origine de la cancérisation des cellules.

Le cancer est une maladie génétique

De même, certains virus, qui se transmettent par voie sanguine ou sexuelle, sont mis en cause : le papillomavirus dans les cancers du col de l’utérus, les virus des hépatites B, C et D dans les cancers hépatiques, le HIV dans le sarcome de Kaposi. Ces virus n’agissent pas de leur fait, mais en association avec d’autres facteurs. Les hommes et les femmes ne sont pas touchés par les mêmes pathologies. Chez l’homme, les cancers les plus fréquents sont ceux du poumon, des voies aérodigestives supérieures (bouche, pharynx, larynx), du côlon, du rectum, de la prostate, de l’estomac, de la vessie et de l’œsophage. Chez la femme, il s’agit des cancers du sein, du côlon, du rectum, de l’utérus, de l’estomac et de l’ovaire.

Le cancer est donc une maladie génétique (l’ADN est détérioré), mais très rarement héréditaire. Cependant, il existe des prédispositions familiales à certains cancers, notamment du sein et du côlon. Il n’est jamais contagieux en soi.

Pour limiter le risque de cancer et mieux le guérir, il faut éviter les facteurs favorisants et participer activement aux programmes de dépistage précoce.

Un cancer est la multiplication de cellules qui ont perdu leur fonction

L’évolution du cancer se résume dans le fait que la cellule maligne, ou cellule cancéreuse, appartient initialement à un tissu dont elle perd certains signes distinctifs (elle n’est plus différenciée). Contrairement aux autres cellules, elle prolifère rapidement, ne répond plus aux lois qui régissent la division cellulaire et devient immortelle.

Cette multiplication anormale entraîne, au bout d’un certain temps, la formation d’un amas de cellules : la « tumeur primitive », ou « tumeur primaire ». Au fur et à mesure qu’elle grossit dans un organe, cette tumeur fabrique des vaisseaux sanguins qui lui apporteront les nutriments nécessaires à sa croissance.

Une progression rapide des cellules cancéreuses

À partir d’une cellule maligne et après 20 doublements cellulaires (une cellule en donne 2, puis 2 en donnent 4, puis 8, 16, 32, 64…), on obtient environ un million de cellules tumorales correspondant à un milligramme de tissu…

Si la progression de la tumeur n’est pas enrayée, les cellules cancéreuses vont, à un certain point, acquérir la capacité de migrer vers d’autres organes via la circulation sanguine ou lymphatique et, en s’installant dans ces nouveaux organes, elles vont reprendre leur processus de prolifération et ainsi donner naissance à des « tumeurs secondaires » ou «métastases». l‘évolution du cancer varie d’un patient à un autre et d’un type de cancer à un autre.

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