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Les causes du cancer du poumon

La fumée de cigarette étant actuellement la principale cause du cancer du poumon, il importe de savoir comment elle affecte les poumons. La fumée cause le cancer de deux façons. Premièrement, l’inhalation de la fumée entrave le processus normal de nettoyage protecteur des poumons. Les bronches, ces espèces de tubes qui distribuent l’air au tissu pulmonaire, sont tapissées d’une couche de cellules sur laquelle repose une couche protectrice de mucus. Les cils fins de ces cellules poussent continuellement le mucus ver le haut du poumon de leurs battements rythmés (activité ciliaire), entraînant, et éliminant ainsi les particules qui ont été aspirées et ensuite captées par le mucus gluant. L’inhalation de la fumée détruit rapidement ce mécanisme de nettoyage, en faisant disparaître les cils et en faisant épaissir la muqueuse qui s’efforce de protéger les tissus sous-jacents de tout dommage.

Le poumon ne peut plus, après ces changements, s‘auto-nettoyer. Il s’ensuit que les agents cancérigènes restent pris assez longtemps dans le mucus et sur la muqueuse de la voie respiratoire pour pénétrer dans les cellules avant qu’on puisse les expulser par la toux, le seul mécanisme de nettoyage qui reste. Ces agents (ou leurs sous-produits) rendus dans le corps vont attaquer les cellules lentement et progressivement jusqu’à ce que le cancer prenne forme.

Fumer la cigarette c’est donc polluer l’air que l’on respire avec des substances cancérigènes qui ne sont pas seulement capables de détruire le mécanisme de nettoyage, mais aussi dangereusement capables de causer elles-mêmes le cancer. Il va de soi que les autres agents cancérigènes que nous respirons vont constituer un danger supplémentaire pour le fumeur dont les poumons ne sont plus protégés par une activité ciliaire efficace. Par contre le non-fumeur qui jouit d’une muqueuse bronchique saine court moins de risques.

Le risque de contracter le cancer du poumon croît dans toute la mesure où on s’y expose. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte quand il s’agit de mesurer l’exposition réelle à la fumée de cigarette : la durée, c’est-à-dire depuis combien de temps on fume, le nombre de cigarettes fumées et la profondeur de l’inhalation. Contrairement à ce que soutenaient certaines théories dans le passé, les femmes courent des risques identiques à ceux des hommes quand leurs antécédents de fumeuses sont les mêmes.

La personne qui court le plus grand risque est celle qui fume depuis de nombreuses années (soit plus de 20 ans), qui a fumé en moyenne plus de 20 cigarettes par jour et qui aspire librement la fumée. Cette personne peut courir un risque de 15 à 30 fois plus grand que le non-fumeur. Commencer à fumer jeune fait qu’il est possible pour une personne de 35 ans d’avoir été un gros fumeur pendant 20 ans. La personne qui fume la pipe ou le cigare et qui ne touche pas à la cigarette aura tendance à tirer des bouffées de fumée plutôt qu’à les aspirer ; elle court par conséquent moins de risques de contracter le cancer du poumon que le fumeur de cigarette, mais si on la compare aux non-fumeurs les risques qu’elle court sont plus élevés. Il est important aussi de se rendre compte qu’il ne sert pas à grand chose pour ou au cigare. Car malheureusement, une fois qu’il a pris l’habitude de respirer la fumée comme le font les fumeurs de cigarette, il aura tendance à continuer de l’inhaler, qu’il s’agisse de la pipe ou du cigare. À vrai dire, un tel changement pourrait bien augmenter son exposition totale à la fumée.

Ainsi le tabagisme positif ou négatif, demeure principalement la cause du cancer du poumon.